25.04.2008

en vrac, ni repris ni échangé

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Se dire au nombre de commentaires sur ce blog (merci à Bérangère d'insister !) qu'à défaut d'être abandonné par moi, il le sera par ses lecteurs,

Penser aux enfants de ELLE que je n'ai jamais revus depuis la séparation. Pas un mail, pas un texto. Penser que c'est compréhensible, penser aussi que je les ai -malgré tout- un peu co élevés pendant plusieurs années ; même discrètement. Se rappeler qu'un de ses fils a mon djembé, que sa fille a probablement encore quelques disques ou livres à moi. Ressenti un pincement au coeur tout en ayant présent à l'esprit que c'est la règle du jeu en la circonstance. Se demander ce qu'ils garderont de moi.

Hier, toujours au sujet de ELLE, enfin accepté qu'ELLE ne répondrait plus  à mes lettres, clôturant ainsi une histoire à l'image de ce qu'elle fut : complexe, obscure, et pour le moins incompréhensible malgré ses quelques fulgurances. Un mystère qui retourne vers un autre mystère. Alors, j'ai pris dans le salon la malle dans laquelle j'avais tristement, un soir de rituel voulu comme libérateur, déposé les objets me rattachant à notre histoire et sur laquelle j'allumais une bougie plus souvent qu'à son tour, et je l'ai mise dans une armoire.

Essayer de ne rien oublier en faisant mon sac pour partir en vacances. Quelques jours en famille, puis quatre en amoureux avec la Dame.

Tout à l'heure à la terrasse d'un café, comme tous les ans, perçue enfin l'arrivée du printemps à la vision des corps qui s'abandonnent. Décolletés pigeonnant, jambes exhibées, et même les corps qui paraissent moins lourds. Une légèreté sensuelle qui nous frôle portée par les pollens.

Avouer tout de même un peu gêné, mais ce blog est là pour ça, et puisqu'il est question de sensualité, que la découverte du plaisir anal chez un homme est comme un nouveau continent à explorer ; une révélation que peu d'hétéro avouent mais qui est une vraie merveille, surtout quand elle est partagée avec une femme merveilleuse.

Continuer de lire le dernier Gavalda, un météorite de noirceur surprenant et à ce titre bouleversant. Elle rudoie comme elle ne l'avait pas fait jusqu'alors.

Penser à la lire à Chet Baker et à un court métrage en noir et blanc vu il y a longtemps au cinéma. Un travelling circulaire qui vous retournait le coeur. Un junkie misérable avec des pépites d'or à l'intérieur, lui qui ne jouait jamais qu'à deux doigts de se taire.

Révasser puérilement que cela me plairait qu'elle vienne un jour sur ce blog en laissant un message. Un cadeau comme ça au fil inconstant des jours...

Passer chez ardente patience et à nouveau tomber sur des phrases à la beauté définitive comme : "Je suis submergée par le dialogue des arbres, tous semblent entonner un chant sacré bruissant au-dessus cette forêt de miroirs contre lesquels sont cloués les êtres humains".

Se poser à nouveau la question de l'avenir de ce blog et puis, tourner la tête vers la fenêtre pour profiter enfin du soleil.