23.04.2008

qui trop embrase mal éteint

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Mon amour,

J'avais ce matin le sexe si dur et un si grand désir de vous.

Mon sexe disait ce qu'il aurait voulu. Vous inonder de sa nacre jouisseuse, boire à votre source, lécher ce rameau qui gonfle sous la langue et durcit sous les doigts.

Je vous voulais soumise, attachée et fiévreuse pour une part ; dominante, exigeante pour une autre.

Je voulais me perdre en nos désirs juste pour perdre la tête. N'être plus qu'un corps tendu, jouisseur, implorant, prenant.

Je vous voulais cambrée, offerte, vos fesses tapant dures contre mon ventre.

Je nous voulais sans culture, sans bienséance.

Je voulais vous baiser mon amour. Vous baiser des pieds jusqu'à la tête, vous inonder, vous retourner, vous faire perdre la raison.

Je voulais me dissoudre, n'être plus qu'une queue, des mains, une peau, un corps.

Je voulais vous offrir cette part de soi  que l'on offre à si peu.

Et puis la fièvre retombée, penser juste à ça : rester là longtemps immobile, à contempler calmement vos deux lèvres entrouvertes et la rivière qui coule. Juste ça. Pour une fois tranquillement.

Je n'ai pas tenté d'épancher mon désir. Je savais vous voir ce soir ; j'ai donc garder avec amour ce sexe dur entre mes jambes, comme une manière intime de vous dire mon amour.

22.02.2008

sous ses cheveux blancs

 

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 Jan saudek "art nouveau"

 

Assis dans le fauteuil, il la regardait.

L'âge lui avait certes arrondi la taille, mais sous ses cheveux blancs elle avait su conserver cette lascivité dont ils avaient tous les deux, et pendant tant d'années, si bien su jouir.

Il aimait la regarder à son insu comme il le faisait depuis si longtemps. La lourdeur de ses seins, la rondeur de ses fesses, ses lèvres gourmandes et ses cheveux remontées négligemment sur la téte qui laissaient apparaître la blancheur de sa nuque et la fragilité de la peau en cet endroit qu'il aimait tant derrière l'oreille.

Ils avaient su jouir d'eux-mêmes et ils en étaient fiers.

Ils s'étaient pris et repris. Ils s'étaient offerts. Nus, en string, en jarretelles, en guépière, habillés... Il s'étaient attachés, détachés, dominés, adorés... et il aimait s'en rappeler.

L'ardeur qui lui restait aujourd'hui tenait autant à ses souvenirs qu'aux effluves de son corps laissés dans son sillage.

La fois où il l'avait prise debout devant la glace encore tout habillée et rentrant du travail, la manière avec laquelle il lui avait déchiré sa culotte, avec laquelle il l'avait prise ses fesses appuyant contre son bassin. Les fois où ils avaient fait l'amour dans la voiture, la fois où elle l'avait attaché sur le ventre aux rebords du lit, et où pour la première fois elle avait pu sentir la jubilation de prendre l'autre, "comme un mec", le pénétrant d'un gode qu'elle tenait devant son sexe. Le plaisir étonnant, surprenant qu'il l'avait alors submergé.... Les fois, même encore aujourd'hui, où ils se carressaient côté à côte dans le lit en se racontant les fantasmes qui les traversaient alors, les scénarios qu'ils s'inventaient et construisaient par petits messages laissés à l'improviste dans leurs affaires ("ce soir, tu seras un gigolo que j'ai convoqué pour qu'il me fasse tout ce que j'exige" ou son corrolaire "ce soir tu seras une prostituée convoquée, tenue adaptée de rigueur"), leurs repas érotique, rituels qu'ils s'inventaient une fois par mois, et le goût des raisins trempés de sa source à elle, la vision de son sperme sur ses lèvres gourmandes et gonflées...

De repenser à tout cela, lui avait durci la queue. Cela n'arrivait plus aussi souvent qu'avant. Et l'intensité exténuée de leurs étreintes d'avant avait fait place aujourd'hui, en leur saison d'automne, à une tendresse carressante qui les englobait tous les deux. Ils jouissaient maintenant moins forts mais plus profondémment.

Mais ce qui le troublait le plus et depuis toujours, c'était ce geste qu'elle avait parfois quand elle le branlait de sa main. Ce geste qu'elle avait de  porter ses doigts à l'humidité des lèvres de son sexe, puis de les ramener en un fourreau étroit autour de sa queue pour l'y faire glisser. Ce geste là, d'offrande et d'abandon d'une absolue impudeur, était celui qui, outre l'effet physique produit, pour des raisons qu'il n'avait jamais comprises le bouleversait corps et âme.

Assis dans son fauteuil, il la regardait s'affairer.

Il s'est levé du fauteuil, a pris timidement sa main dans la sienne l'accompagnant à la cuisine et lui a dit dans un souffle : "Tu seras toujours mon ange, mon amour".

Etonnée et touchée, elle l'a regardé et lui a répondu : "oui mon ange, toi aussi, pour toujours".

Et ses mots suffisaient à faire recouler en leurs veines, la sève ivre de leurs vingt ans...

 

11.01.2008

une manière de se dire bonjour

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Les couples fabriquent leurs rituels souvent à leur insu.

Celui-ci s'était imposé sans qu'ils ne s'en rendent trop compte, occupés qu'ils étaient à vivre, tout simplement.

Il leur avait donc fallu plusieurs mois pour s'apercevoir qu'après chaque période d'éloignement prolongé (en clair, plus de 5 jours) leurs retrouvailles étaient toujours sur le même mode.

Ils s'étreignaient doucement en se retrouvant, allaient s'asseoir sur le canapé du salon, papotaient en échangeant les dernières nouvelles et restaient un moment baignés de leur tendresse béate.

Puis, imperceptiblement, leur lêvres se cherchaient, leurs langues se trouvaient, leurs mains courraient sur leurs corps, avides et impatientes, malaxant, carressant, griffant, écartant, branlant...

Ils ne prenaient pas la peine d'enlever leurs sous vêtements, le string étant juste écarté pour y laisser passer les doigts, la langue et la queue, celle-ci  dépassant impatiemment d'un slip à la limite de la rupture, les seins sortis par dessus leur gangue de tissus.

Ils étaient tellement remplis de désir qu'il suffisait d'un rien pour qu'ils se fassent jouir, quand bien même devaient-ils s'avouer plusieurs séances de masturbation dans les jours précédents, en général uniquement consacrées à se rémémorer leurs étreintes précédentes.

Il aimait alors la faire jouir avec sa bouche, la sentir s'innonder et venir entre ses doigts, pendant qu'elle le branlait et le suçait avec l'avidité compulsive et tendre qui les caractérisait.

Lorsqu'elle avait joui, il la prenait, fort et à coups de rein véhéments, lui sussurant qu'il voulait l'innonder de son désir.

Puis, n'en pouvant plus, il sortait d'elle tenant son sexe en sa main et jouissait en plusieurs cris éperdus innondant sa bouche, son visage et ses seins de ce désir foutraque si longtemps retenu, et dans la lancée, une fois joui, revenait se planter en elle le temps que leur respiration redevienne régulière.

Dieu sait combien elle aimait alors le regarder à s'en brûler les yeux, voir sa main s'activer, son visage rougir et s'abandonner, ses yeux se fermer, sa bouche s'ouvrir,  ses reins se cambrer et son sperme gicler en longues rasades cavaleuses et fiévreuses qui semblaient durer un temps infini comme elle ne l'avait jamais vu avant.

Il ne jouissait ainsi sur elle que lors de ces retrouvailles, préférant le reste du temps lui innonder la chatte en lui emplissant le coeur par la même occasion.

Ils aimaient contempler les reflets nacrés de sa jouissance, goûtant sur leurs bouches la saveur de leurs sexes respectifs, lui bouleversé par ce visage et ce corps qu'il aimait tant ruisselant de sa liqueur répandue alors comme une offrande. Il la trouvait si belle alors, abandonnée et offerte de la manière la plus émouvante qui soit.

Alors, le calme revenu, ils se disaient dans un souffle : "bonjour mon amour".

 

17.09.2007

les bougies dans le couloir

Il ne ressentait plus ces derniers temps le besoin d'écrire des textes érotiques.

Sans doute parce que sa vie sensuelle était si dense, si pleine, si exubérante et aimante qu'elle désamorçait la pulsion d'écriture.

Mais hier, oui hier...

C'était la première fois qu'elle restait seule chez lui pour cause de travail de sa part un dimanche après midi.

Elle lui avait d'abord laissé un message sur son portable. Qu'elle s'était couchée après avoir fait plein de choses, qu'elle pensait se caresser en l'attendant. Elle lui disait qu'elle prenait son sexe dans sa bouche, le frottait sur ses seins et contre sa rivière tout en bas de son ventre. Et tant de choses encore qui, lorsqu'il les a entendues, ont provoqué une érection éminemment visibles dans le jean...

Il se doutait que quelque chose l'attendrait en rentrant. Il se doutait oui, mais comme ça...

Lorsqu'il a introduit la clé dans la serrure de l'appartement, après avoir sonné, par acquis de conscience, toutes les lumières étaient éteintes. Il y avait juste, comme un dédale éclairé ou un jeu de piste, une rangée de bougies plates et allumées posées à même le sol du couloir et le menant jusqu'à la chambre.

Il se douta de ce qu'il y trouverait.

Il a poussé la porte. La chambre était transformée en palais des 1001 nuits, des bougies y brillaient partout et surtout, dans le lit, il y avait elle.

Nue et l'attendant.

Il s'est approché avec la détermination de l'évidence.

Il l'a embrassée, s'est déshabillé tout en laissant courir ses mains sur ses seins, son ventre et son sexe.

Elle lui a murmuré les mots de l'amour le plus physique. Des mots que l'on ne peut dire qu'en ces moments-là. "Je veux que tu me prennes, que tu me baises, je veux ta queue dans ma chatte..."

Une fois nue, il l'a prise. Tout de suite. Elle l'attendait depuis si longtemps. Puis, il a sorti d'une malle une paire de menottes. L'a attachée. Dès lors, les choses ont suivi un autre cours. Plus âpre, plus cru, mais aussi plus intense.

Dans sa bouche, il a mis son sexe. Et puis l'a enlevé, est allé labourer son sexe de coups de reins rageurs. Il l'a léchée, pénétrée de ses doigts, laissé couler la rivière à en inonder les draps jusqu'à ce qu'elle jouisse comme ivre, ses gémissements pour un temps couvrant le tumulte du dehors.

Alors, il l'a pénétrée de nouveau, a laissé courir ses reins, rythmant la course du claquement sec et rapide de son ventre contre le sien.

Puis, juste avant de jouir, il s'est extrait. A pris son sexe dans sa main, s'est approché de son visage et l'a inondée d'un flot ample et bruyant qui l'a laissé presque sans connaissance comme absent de lui-même juste après qu'elle ait reçu le tout comme une offrande de son amour pour elle.

Mais peut-être était-ce une des fonctions du sexe. Contribuer à s'absenter de soi-même tout en étant présent à l'autre.

Ses esprits revenus, il a pris un mouchoir, lui a tendrement essuyé le visage et libéré ses mains.

Ils se sont remerciés, échangé des mots d'amour éperdus.

Dans le silence de la chambre éclairée des bougies, avec le couloir balisé derrière la porte, comme une piste vers l'inconnu.

18.07.2007

sur les genoux

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 Exposition "Vivants" (Paris)

Il y a un conte danois dans lequel, un jeune garçon pauvre et errant se retrouve sur une plage avec une princesse qui doit être livrée à un effroyable troll des mers.

Le chevalier devant la défendre ayant fui, elle demande au jeune garçon de l'aider. Il dit d'accord à une condition : qu'elle lui carresse la tête. Elle est d'accord. Alors il pose sa tête sur ses genoux, elle assise face à la mer. Elle lui carresse ses longs et beaux cheveux après lui avoir enlevé le bonnet qui les cachait, puis, elle prend une alliance de ses doigts et lui attache dans ses cheveux...

 

La soirée avait été douce et bonne. Leurs âmes étaient en paix et eux marchaient sur leur chemin.

Elle était assise sur le canapé, ils écoutaient un disque de musique indienne, un chant ancien. Elle lui a proposé :

- Tu peux mettre ta tête sur mes genoux, tu seras mieux.

Elle s'est un peu poussé et lui s'est allongé, la tête sur ses genoux. Elle était vétue d'une robe d'été s'arrêtant au dessus des genoux. De là d'où il était, il pouvait sentir l'odeur de sa peau. Elle était douce et  délicate, légèrement sucrée. Elle a posé les mains sur sa tête, tout doucement lui carressant les cheveux. C'était alors comme si son coeur se dilatait...

Deux êtres incarnés dans la douceur du monde.

Au bout de quelques minutes, elle lui a dit qu'elle n'était pas bien installée, et elle a croisé ses jambes en tailleur avant de lui reposer la tête. L'odeur a alors changé, pas seulement une odeur de peau, autre chose de plus lourd, de plus sensuel. Sous le poids de sa tête et l'écartement des jambes, peu à peu, la robe a glissé, remontant vers le haut des cuisses. Ni lui, ni elle, n'ont rien fait pour l'empêcher et sa tête s'est retrouvée sur ses cuisses nues.

Est-ce par d'imperceptibles contractions de ses doigts dans ses cheveux qu'il s'est senti autorisé à le faire ? Il a commencé à frotter sa tête sur ses cuisses, comme un chat le ferait sans doute. La peau était douce et puis il y avait cette odeur musquée qui l'énivrait.

Du visage, il est passé aux lêvres, déposant sur l'intérieur de ses cuisses de petits baisers furtifs, puis de petits coups de langue, lapant le goût de sa peau à petites léchées avides.

Il a senti alors, à un mouvement du bassin vers l'avant, à ses doigts fourrageant dans ses cheveux qu'elle s'abandonnait. Il a tourné la tête. Vers la culotte blanche et son mystère caché. Son origine du monde à lui. Il en a approché sa bouche sentant l'odeur iodée et l'humidité l'ayant déjà traversée.

Il y a fait courir sa bouche et sa langue. S'arrêtant parfois sur les lêvres, parfois sur le clitoris dont il pouvait sentir à travers le tissus la raideur sous sa langue.

Alors elle s'est allongée en un gémissement d'abandon définitif. De ses doigts, il a écarté le tissus, laissant apparaître cette aube aux rouges et roses violets, cette chair si douce innondant sa main et son visage pendant que compulsivement elle passait les mains sur son sexe dur à travers le tissus de son jean et commençait à dégraffer sa ceinture...

Cette nuit là, elle ne lui noua pas d'alliance en ses cheveux. Mais ils repoussèrent de leurs assauts tous les trolls de la terre, des mers et de l'au-delà.

14.07.2007

à genoux

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Il n'avait pas fait l'amour depuis tellement longtemps qu'il se demandait s'il arriverait encore à en parler.

En général, dans les jeux de l'amour,  elle aimait être la soumise, à condition bien sûr d'y trouver son compte. Parfois  elle aimait inverser les rôles.

Alors, nu, elle l'installait assis sur le bord du lit, s'agenouillait tout aussi nue devant lui et reculait d'un petit mètre le cul cambré. Lentement alors, elle s'approchait de lui les yeux rivés sur sa queue raide et suppliante, jusqu'à ce que, parvenue à la bonne distance, d'un geste sûr et souverain, elle l'engloutisse en sa longueur.

Elle était reine en cet exercice. Et surtout, ce qui le rendait fou, elle le regardait en le suçant. Il y a les femmes qui ferment les yeux et celles qui les ouvrent. Pour jouir de l'égarement suppliant de l'homme au moment de la carresse.

Elle lui donnait sa main à lêcher, puis du fourreau ainsi formé, elle carressait et englobait sa queue qu'elle titillait de sa langue et de sa bouche jusqu'à ce que quelques gouttes y pointent.

Elle aimait le sperme. Et pour avoir vécu vingt ans avec une de ces femmes qui sitôt la jouissance passée se précipitait sur un mouchoir, soit pour cracher, soit pour essuyer, il s'était juré que plus jamais ça. Cette impression de polluer en jouissant alors qu'il aurait tant voulu qu'elle y voit une offrande.

Elle lui écartait les jambes, allait lécher plus bas, n'hésitant pas parfois à y introduire ses doigts.

Puis, elle reprenait sa queue de plus en plus dure et gonflée et en frottait son gland sur son visage en fermant les yeux cette fois-ci en un visage priant.

Alors n'y tenant plus, il se levait, prenait ses seins à pleine mains, les malaxait pendant qu'elle le tenait fort en sa bouche, carressait ses hanches, remontait jusqu'à son cul cambré, y assénait quelques clapements suscitant quelques petits cris de plaisir.

Elle se levait alors, s'agenouillait en se cambrant au bord du lit, attendant qu'il ne vienne s'agenouiller derrière elle, écarte ses fesses de ses mains et colle sa bouche, lèvres et langues fiévreuses, contre sa chatte innondée et gonflée de toute cette vie venue cogner en ses tréfonds, irrigant son coeur d'un souffle qui lui faisait tant de bien.

Elle se dérobait, juste avant que de jouir, et lui disait "maintenant je veux que tu me baises avec ta queue". Il s'éxécutait, retenant son plaisir, l'écoutant râler et crier, sentant ses doigts fourrageant en son buisson jusqu'à la contraction des corps précédant la perte de connaissance...

21.03.2007

un autre visage

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Ce texte m'a été presque dicté dans un état de demi sommeil ce matin au réveil. Sur le moment, je n'ai pas osé le publier. Mais bon, j'ai bu un apéro ce soir, alors...

"Parce qu'il pensait qu'il n'y a pas une seule vulve, pas un seul pénis semblables, Pierre pensait que le sexe des hommes et des femmes leur étaient un deuxième visage et qu'il faudrait apprendre -au delà de toutes les considérations psychiques- à savoir les lire, comme on lirait sur un visage.

Il pensait, oui, que chaque sexe est un autre visage complémentaire de celui que l'on ne peut que montrer, alors que celui ci est par nature caché.

Il pensait qu'une queue qui bande où qu'une chatte innondée (c'était des mots pour lui tendres et non vulgaires, dits dans l'intimité des couples qui s'aiment) en disaient tout autant qu'un regard ou qu'un froncement de sourcil.

Il aimait le fait que le sexe était la face secrète des visages qu'il voyait.

Il aimait à se remémorer ses ébats avec Anne Marie. Ils étaient tous deux dans la vie des modèles de tendresse et de sociabilité respectueuse sachant jouer de tous les codes sociaux. Cela étant, sitôt que leur corps se connectaient, se désiraient, ils passaient dans un autre espace dans lequel les règles n'étaient plus les mêmes.

Elle, d'habitude si volontariste et maitresse d'elle même, adorait qu'il la domine, la taquine. Lui, pourtant maître dans l'usage raisonné des mots, se laissait aller aux explorations verbales les plus improbables.

Elle aimait par dessus tout, que sur le dos, il lui attache les poignets au dessus de la tête avec un foulard. Elle aimait alors être son jouet consentant. Préfèrait par dessus tout lorsqu'il lui mettait son sexe dans la bouche, entrant, sortant, se frottant sa rudesse sur sa bouche et son visage, l'innondant de son désir qu'il prenait à sa guise. Il aimait ensuite l'embrasser à pleine bouche et gouter ainsi le goût de son propre sexe. Elle aimait le voir prendre son sexe gonflé à pleine main et jouer de son désir à lui. Puis, en général, il laissait glisser sa bouche sur son corps, rejoignant son sexe qui n'attendait que ça et la lêchait avec appétit et tendresse, aimant ses lèvres gonflées qui rendaient son sexe méconnaisable.

Elle aimait à la limite du jouir, qu'il la retourne pour la mettre à genoux, le supplier de la prendre "avec sa grosse queue", attendre l'autorisation, par lui donner, de se carresser pendant qu'il lui assènait de grandes claques sur ses fesses offertes, son "cul" qu'il adorait au delà de toute mesure, aimant laisser ses doigts s'immiscer dans d'autres recoins qui lui procuraient tant de plaisir.

Ils aimaient tous les deux, frénétiques alors et grimpant les paliers quatre à quatre,  jouir à en perdre la raison, à bredouiller les mots ou à ne plus savoir ce qu'ils se disaient.

Puis, après parfois des larmes de bonheur, ils s'endormaient, chacun enfoui dans la tendresse de l'autre, dans l'attente de reprendre chacun pour leur part, leur autre visage, celui du dessus, celui que tout le monde connaissait.

Leur autre visage.

Oui, Pierre aurait donner presque tout le reste pour ces moments d'abandon à l'autre pendant lesquels ils se reconnectaient sur une énergie primitive et essentielle qui les rendait à eux mêmes neufs et régénérés."

 

 

02.03.2007

une romance onaniste

"Pierre avait aimé le sexe plus que tout et l'avait cultivé pendant de longues années. Il y avait beacoup pensé, en avait beaucoup rêvé et l'avait beaucoup pratiqué.

Tout ceci, au prix de grands plaisirs, mais aussi de sérieux désastres et de manques cruels qui lui avaient coûté bien cher.

N'ayant plus l'occasion de pratiquer régulièrement, et afin de ne point en souffrir, il avait décidé de ne plus y attacher d'importance. De reléguer autant que faire se peut cette activité dans le grenier des choses mortes, au même titre que le piano, les bonnes bouffes au resto, le besoin de séduire à tout prix, l'ambition professionnelle, les trains électriques et une certaine soif d'absolutisme qui lui avait passée...

Ce fut donc avec étonnement qu'il se surprit un soir à une belle érection, la première en quinze jours, ce qui ne manquait pas par ailleurs de l'inquiéter, lui qui il y a encore peu ne pouvait rester plus de deux jours sans jouir de quelque manière que ce soit.

L'occasion était trop belle et trop rare pour ne pas la laisser passer. Ce fut donc avec application qu'il se laissât aller à quelques carresses onanistes, carresses qu'il maitrisait à la perfection. Il faillit toutefois interrompre sa besogne, quand il se rendit compte que malgré tous ses efforts à ne pas penser à elle, remplaçant son image si douleureuse par d'autres femmes croisées au harsard des rues ou par des scènes de films qu'il avait vus, seule son image à elle l'excitait, suscitant par là même une souffrance mentale oblitérant son plaisir.

Mais il n'avait pas joui depuis tant de jours, qu'il insista quand même.

Quelle ne fut pas sa surprise au moment de la jouissance, de constater qu'à la place des jets rares et sporadiques se manifestant en ces circonstances, son sperme coulait en continu et à profusion telle une fontaine trop pleine et débordante. Non que ce fusse désagréable, c'était même nouveau et troublant. Comme une fontaine de jouvence s'écoulant généreusement et sans à coup, le reconnectant à une part de son corps qu'il avait peu à peu perdu.

Le pubis et la main innondée, il resta longtemps ainsi, profitant d'un sentiment d'apaisement, comme il n'en avait pas connue depuis bien longtemps."

25.08.2006

Mary à tout prix

 

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Ce matin au réveil, il y avait un arbre planté en mon bas ventre,

gorgé de sève à ne savoir qu'en faire.

J'ai donc fait ce qu'il convient de faire en cette circonstance.

De carresses en carresses, j'en ai extrait le suc,

le laissant retomber en pluie sur mon ventre tremblant.

J'ai recueilli l'ensemble, puis je suis allé en mon salon,

manger quelques tartines agrémentées d'un bon thé matinal.

Quelques instants plus tard, face au miroir, le rasoir à la main,

quelle ne fut ma surprise de voir sur mon cou,

une grosse perle de sève coulant délicatement vers mon poitrail offert.

Je n'ose imaginer ce qui se serait passé si par retard matinal,

j'étais passé directement de la case tartine à la case voiture.

Arrivé au travail, m'aurait on demandé ce qu'était ce collier ?

Si l'on pouvait toucher, et porter à la bouche cette parure étrange ?

Comme quoi,  toujours penser une fois la sève jaillie, à vérifier de fait

si quelques goutes impatientes ne se sont pas ruées vers des contrées lointaines...

26.07.2006

les beaux arts

 

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Ils étaient tout deux dans cet exact entre-deux situé entre le copinage et l'amitié.

Ils se voyaient peu mais régulièrement, et partageaient à mi mots des itinéraires communs et surtout des échecs et souffrances qui les avaient rapprochés.

A titre de loisirs, elle peignait. En autodidacte. Gouache, dessin et aquarelle.

Un jour qu'ils buvaient un café ensemble elle lui avait expliqué que son problème, là où elle en était, était de trouver des hommes qui accepteraient de servir de modèles.

- "Tu comprends, travailler sur photos ça va un moment, mais sans la chaire présente, incarnée, c'est moins intéressant".

Par bravache et sans trop réfléchir, il lui avait dit

- "si tu veux, je peux le faire moi. Et puis pour une fois ça m'obligera à rester en place"

- "Ah bon t'es sûr, ça te gène pas la nudité ?"

- "Dire ça serait mentir, disons que ça m'intéresse, et puis ça comblera mon fantasme d'être un homme objet (rires). La seule chose qui m'angoisse..."

- "C'est quoi ?"

- Ce serait d'avoir une érection pendant la séance. Tu sais, je suis comme tous les hommes,  j'ai toujours eu du mal à les contrôler, et je n'ai pas l'habitude d'être nu devant une femme, comme ça"

- "Mais on s'en fout de ça, on se connaît assez maintenant, et puis ça peut être intéressant à dessiner !"

Ils en étaient rester là pour ce jour. Elle l'avait rappelé quinze jours plus tard.

- "Dis moi tu es toujours d'accord pour le modèle ?

- "Oui oui bien sûr"

- "Demain après midi ça t'irait ?"

- "Ok, chez toi, à demain"

Il était arrivé chez elle vers 16h00, douché de frais, on ne sait jamais. Par précaution, il s'était fait jouir le matin.

Après un café, elle lui avait dit de s'installer sur le canapé en lui tournant le dos. Il avait posé ses affaires sur une chaise, retirant par pudeur son slip au tout dernier moment.

- "voilà c'est bien ne bouge plus"

Il entendait juste le crayon gratter le papier. Il aimait cet instant silencieux, complice et plein.

- "Voilà, j'ai fini le premier tu veux voir ?"

- "Ah oui, sympa, c'est étrange on ne se voit jamais de dos, je ne me rends pas compte si ça me ressemble, mais en tout cas c'est beau".

- "Je vais en faire une autre à l'aquarelle, tourne toi, voilà, met dans le fauteuil, et pose une jambe sur l'accoudoir, voilà, c'est ça. Regarde la fenêtre et pose ta tête dans ta main droite, voilà super !

Il la voyait faire, les traits de pinceaux rapides, précis.

Il a pensé alors à sa nudité, à la situation. Il a senti comme une brise de vent carresser son sexe. Il s'est dit "non non pas maintenant". Mais rien n'y fit.

Son sexe s'est mis à gonfler, à durcir, offrant bientôt à la vue de son amie un magnifique sexe en érection.

-"Excuse moi, il a dit, je t'avais prévenu"

- "C'est pas grave, c'est pas grave, continue de ne pas bouger" a t-elle dit avec un léger voile dans la voix.

Son sexe, incontrôlable lui, ne désarmait pas. Bientôt une petite goutte luisante apparut à son extrémité.

- "Je vais en faire un autre, tiens, pour en profiter. Prends ton sexe dans ta main, oui comme ça, serre le bien fort, oui, c'est intéressant".

Lui avait perdu tout contrôle. Il faisait ce qu'elle lui disait. Point.

- "Continue de te carresser, j'ai presque fini. Attends j'ai une idée, je vais t'aider".

Elle s'est approchée. A pris son sexe dans sa main à elle, l'a branlé en le titillant de quelques coups de langue. Elle a pris un pinceau, le plus fin, puis a commencé tout doucement à le peindre, provoquant un gémissement à chacun des coups de pinceau.

Son gland était énorme. Il avait déjà fait l'expérience de sentir que son sexe, par une excitation exceptionnelle pouvait devenir plus gros et long que les autres fois, sans savoir si c'était juste une impression ou la réalité.

Sentant qu'il allait venir, elle a approché la palette de couleurs. Il a fini par reprendre son sexe en main (les hommes font souvent ça juste avant de jouir) et en un râle qui se voulut le plus discret possible, il jouit, laissant gicler sur la palette, plusieurs jets de sperme blanc et épais.

- oui voilà, elle a dit, je vais pouvoir finir mon dessin maintenant."

Elle a pris son pinceau, a mélangé le sperme à diverses couleurs, puis avec application, des mélanges ainsi obtenus, elle a fini son aquarelle.

- "Ca te plait a t-elle demandé ? faisant voir le dessin

Lui, entre temps, c'était recouvert du plaid posé à proximité. Un peu géné, mais troublé de la séance.

- "Oui oui ça m'a plus, euh, ça me plait, oui..."

- "Tiens reprends toi un café. Tu sais tu devrais toi aussi te mettre à la peinture, je pourrai te servir de modèle à mon tour comme ça".

Il a dit :

- "oui pourquoi pas, mais tu sais moi, le dessin, je ne suis pas très doué. La photo par contre..."

- "Ah oui super la photo, demain si tu veux, chez toi ? J'ai toujours rêvé d'être modèle moi aussi".