11.06.2008
réveil en dur
Il y avait des matins où il se réveillait possédé par une sexualité sans culture.
Un désir impératif soulevant le drap qu'il tentait parfois d'attiser encore en l'écrasant contre son ventre.
De temps en temps il laissait libre cours, laissant encore couché et à moitié réveillé, ses mains s'en occuper toutes seules.
D'autres, il laissait délibérément retomber la tension préférant garder sa sève pour un prochain rendez vous avec la femme de ses nuits.
Ce matin là, il avait tenté les deux sans vraiment parvenir à choisir.
Avait laisser agir ses mains sans les laisser finir, s'était levé, le membre pour le coup reposé.
Et puis, dans la salle de bain, juste avant la douche, à nouveau la sève l'avait pris. Ardemment.
Nu, il avait vu son sexe implorer, gorgé à exploser, se tendant hardiment sans gloriole dans un vide intersidéral.
Il avait alors pris ses couilles dans une main, massant cette zone en arrière qu'il tentait d'apprivoiser ces derniers temps, et puis avait laissé courir l'autre main de bas en haut, et dans d'autres sens encore, comme il avait appris à le faire parfois par nécessité, parfois par simple plaisir.
Il repensait à leurs derniers ébats, s'imaginant la prendre debout sans manière, ses fesses cambrées cognant contre son ventre, ou elle à genoux le prenant dans sa bouche.
C'est cette image là qu'il se choisit pour jouir, l'entendant le supplier de tout lui lâcher, de venir sur elle, de l'innonder, de la remplir, de la briquer, de la lubrifier, de la faire reluire de son foutre tout en gloire, cherchant la lumière comme une ultime apothéose.
Il avait joui, sans entraves, sans s'encombrer de mouchoirs ou autres accessoires parfois malheureusement nécessaires, laissant gicler sa joie sur les rebords lisses de la baignoire qui n'en demandaient pas tant, fesses durs et crispées, ventre tendu dans l'extase.
Puis, apaisé, il était entré dans la douche, laissant sur son corps l'eau s'écouler, abandonnant par la bonde les traces de sa jouissance.
Dans le trajet l'emmenant à son travail, il s'est dit qu'il partagerait plus tard ce moment avec la femme concernée, parce que ce moment après tout, lui semblait appartenir tout autant à lui qu'à elle...
15:19 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sexe
23.04.2008
qui trop embrase mal éteint
Mon amour,
J'avais ce matin le sexe si dur et un si grand désir de vous.
Mon sexe disait ce qu'il aurait voulu. Vous inonder de sa nacre jouisseuse, boire à votre source, lécher ce rameau qui gonfle sous la langue et durcit sous les doigts.
Je vous voulais soumise, attachée et fiévreuse pour une part ; dominante, exigeante pour une autre.
Je voulais me perdre en nos désirs juste pour perdre la tête. N'être plus qu'un corps tendu, jouisseur, implorant, prenant.
Je vous voulais cambrée, offerte, vos fesses tapant dures contre mon ventre.
Je nous voulais sans culture, sans bienséance.
Je voulais vous baiser mon amour. Vous baiser des pieds jusqu'à la tête, vous inonder, vous retourner, vous faire perdre la raison.
Je voulais me dissoudre, n'être plus qu'une queue, des mains, une peau, un corps.
Je voulais vous offrir cette part de soi que l'on offre à si peu.
Et puis la fièvre retombée, penser juste à ça : rester là longtemps immobile, à contempler calmement vos deux lèvres entrouvertes et la rivière qui coule. Juste ça. Pour une fois tranquillement.
Je n'ai pas tenté d'épancher mon désir. Je savais vous voir ce soir ; j'ai donc garder avec amour ce sexe dur entre mes jambes, comme une manière intime de vous dire mon amour.
17:33 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : érotisme
22.02.2008
sous ses cheveux blancs
Jan saudek "art nouveau"
Assis dans le fauteuil, il la regardait.
L'âge lui avait certes arrondi la taille, mais sous ses cheveux blancs elle avait su conserver cette lascivité dont ils avaient tous les deux, et pendant tant d'années, si bien su jouir.
Il aimait la regarder à son insu comme il le faisait depuis si longtemps. La lourdeur de ses seins, la rondeur de ses fesses, ses lèvres gourmandes et ses cheveux remontées négligemment sur la téte qui laissaient apparaître la blancheur de sa nuque et la fragilité de la peau en cet endroit qu'il aimait tant derrière l'oreille.
Ils avaient su jouir d'eux-mêmes et ils en étaient fiers.
Ils s'étaient pris et repris. Ils s'étaient offerts. Nus, en string, en jarretelles, en guépière, habillés... Il s'étaient attachés, détachés, dominés, adorés... et il aimait s'en rappeler.
L'ardeur qui lui restait aujourd'hui tenait autant à ses souvenirs qu'aux effluves de son corps laissés dans son sillage.
La fois où il l'avait prise debout devant la glace encore tout habillée et rentrant du travail, la manière avec laquelle il lui avait déchiré sa culotte, avec laquelle il l'avait prise ses fesses appuyant contre son bassin. Les fois où ils avaient fait l'amour dans la voiture, la fois où elle l'avait attaché sur le ventre aux rebords du lit, et où pour la première fois elle avait pu sentir la jubilation de prendre l'autre, "comme un mec", le pénétrant d'un gode qu'elle tenait devant son sexe. Le plaisir étonnant, surprenant qu'il l'avait alors submergé.... Les fois, même encore aujourd'hui, où ils se carressaient côté à côte dans le lit en se racontant les fantasmes qui les traversaient alors, les scénarios qu'ils s'inventaient et construisaient par petits messages laissés à l'improviste dans leurs affaires ("ce soir, tu seras un gigolo que j'ai convoqué pour qu'il me fasse tout ce que j'exige" ou son corrolaire "ce soir tu seras une prostituée convoquée, tenue adaptée de rigueur"), leurs repas érotique, rituels qu'ils s'inventaient une fois par mois, et le goût des raisins trempés de sa source à elle, la vision de son sperme sur ses lèvres gourmandes et gonflées...
De repenser à tout cela, lui avait durci la queue. Cela n'arrivait plus aussi souvent qu'avant. Et l'intensité exténuée de leurs étreintes d'avant avait fait place aujourd'hui, en leur saison d'automne, à une tendresse carressante qui les englobait tous les deux. Ils jouissaient maintenant moins forts mais plus profondémment.
Mais ce qui le troublait le plus et depuis toujours, c'était ce geste qu'elle avait parfois quand elle le branlait de sa main. Ce geste qu'elle avait de porter ses doigts à l'humidité des lèvres de son sexe, puis de les ramener en un fourreau étroit autour de sa queue pour l'y faire glisser. Ce geste là, d'offrande et d'abandon d'une absolue impudeur, était celui qui, outre l'effet physique produit, pour des raisons qu'il n'avait jamais comprises le bouleversait corps et âme.
Assis dans son fauteuil, il la regardait s'affairer.
Il s'est levé du fauteuil, a pris timidement sa main dans la sienne l'accompagnant à la cuisine et lui a dit dans un souffle : "Tu seras toujours mon ange, mon amour".
Etonnée et touchée, elle l'a regardé et lui a répondu : "oui mon ange, toi aussi, pour toujours".
Et ses mots suffisaient à faire recouler en leurs veines, la sève ivre de leurs vingt ans...
16:50 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : érotisme
11.01.2008
une manière de se dire bonjour
Les couples fabriquent leurs rituels souvent à leur insu.
Celui-ci s'était imposé sans qu'ils ne s'en rendent trop compte, occupés qu'ils étaient à vivre, tout simplement.
Il leur avait donc fallu plusieurs mois pour s'apercevoir qu'après chaque période d'éloignement prolongé (en clair, plus de 5 jours) leurs retrouvailles étaient toujours sur le même mode.
Ils s'étreignaient doucement en se retrouvant, allaient s'asseoir sur le canapé du salon, papotaient en échangeant les dernières nouvelles et restaient un moment baignés de leur tendresse béate.
Puis, imperceptiblement, leur lêvres se cherchaient, leurs langues se trouvaient, leurs mains courraient sur leurs corps, avides et impatientes, malaxant, carressant, griffant, écartant, branlant...
Ils ne prenaient pas la peine d'enlever leurs sous vêtements, le string étant juste écarté pour y laisser passer les doigts, la langue et la queue, celle-ci dépassant impatiemment d'un slip à la limite de la rupture, les seins sortis par dessus leur gangue de tissus.
Ils étaient tellement remplis de désir qu'il suffisait d'un rien pour qu'ils se fassent jouir, quand bien même devaient-ils s'avouer plusieurs séances de masturbation dans les jours précédents, en général uniquement consacrées à se rémémorer leurs étreintes précédentes.
Il aimait alors la faire jouir avec sa bouche, la sentir s'innonder et venir entre ses doigts, pendant qu'elle le branlait et le suçait avec l'avidité compulsive et tendre qui les caractérisait.
Lorsqu'elle avait joui, il la prenait, fort et à coups de rein véhéments, lui sussurant qu'il voulait l'innonder de son désir.
Puis, n'en pouvant plus, il sortait d'elle tenant son sexe en sa main et jouissait en plusieurs cris éperdus innondant sa bouche, son visage et ses seins de ce désir foutraque si longtemps retenu, et dans la lancée, une fois joui, revenait se planter en elle le temps que leur respiration redevienne régulière.
Dieu sait combien elle aimait alors le regarder à s'en brûler les yeux, voir sa main s'activer, son visage rougir et s'abandonner, ses yeux se fermer, sa bouche s'ouvrir, ses reins se cambrer et son sperme gicler en longues rasades cavaleuses et fiévreuses qui semblaient durer un temps infini comme elle ne l'avait jamais vu avant.
Il ne jouissait ainsi sur elle que lors de ces retrouvailles, préférant le reste du temps lui innonder la chatte en lui emplissant le coeur par la même occasion.
Ils aimaient contempler les reflets nacrés de sa jouissance, goûtant sur leurs bouches la saveur de leurs sexes respectifs, lui bouleversé par ce visage et ce corps qu'il aimait tant ruisselant de sa liqueur répandue alors comme une offrande. Il la trouvait si belle alors, abandonnée et offerte de la manière la plus émouvante qui soit.
Alors, le calme revenu, ils se disaient dans un souffle : "bonjour mon amour".
15:40 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : érotisme
12.12.2007
Quand cela commence ?
Zorg dans une note récente pose une question essentielle : quand commencent les préliminaires en amour ?
Est-ce comme on le pense habituellement, lorsque mes doigts échancrent le soutien gorge pour libérer un mamelon que ma bouche viendra prendre ?
Est-ce lorsque ma langue glisse le long de ses cuisses après avoir remonté sa robe et ondule jusqu'au string alors écarté pour laisser béant ses lêvres luisantes que mes lèvres innonderont ?
Est-ce lorsque d'un geste gourmand et impatient elle enfourne en sa bouche ma queue raide et gonflée en serrant la racine de ses doigts prédateurs ?
Ou bien est-ce bien avant ?
Lorsqu'elle passe le pas de la porte attendant que j'arrive pour la prendre dans mes bras ?
Lorsqu'elle m'écrit un mail pour me dire son amour ?
Lorsqu'elle dit à des amis que je suis "l'homme de sa vie", elle qui a connu tant d'amants ?
Lorsque j'entre chez elle et sent l'odeur d'un plat mijoté avec tendresse ?
Lorsque nous nous extasions de nous appeler au moment où l'autre s'apprètait à le faire ?
Lorsque nous écoutons un disque en sachant entendre la même chose ?
Lorsque nous faisons de la musique ensemble ?
Lorsqu'elle rit à mes dépends avec mes enfants ?
Lorsque je devine sous son pull en l'embrassant une guépière affriolante ?
Lorsqu'elle me dit "bonjour mon amour " et que j'enfouis la tête en sa nuque énivrante ?
Ou bien encore, les préliminaires, étaient-ce lorsque nous n'étions pas encore ensemble que nous nous observions en nous disant que tout alors était possible ?
La première seconde où je l'ai vue ?
Ou bien encore, est-ce au moment où nous jouissons le préliminaire à notre prochaine étreinte ?
Les préliminaires, c'est ma langue sur son clito et son parfum dans l'ascenseur,
c'est mon sexe entre ses seins et ses larmes lorsqu'elle est émue,
c'est mes mains dans son jean emplies de ses fesses et la façon avec laquelle elle me regardait dans le RER,
C'est toujours l'écho des râles précédents et le premier souffle de la prochaine étreinte.
Les préliminaires c'est chaque seconde de la vie avec l'autre comme un prélude aux ivresses à venir.
Et pour vous ?
22:25 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.11.2007
de quoi oublier les contrariétés
Des conducteurs plus respectueux du code de la route que moi, il ne doit pas y en avoir beacuoup. En 20 ans de permis, j'ai du avoir 3 PV, c'est dire.
Aussi, lorsqu'après une promenade solitaire samedi après midi à Paris (A ce propos, le Vélib est une invention fantastique, mais vu la circulation, il est prudent de rester concentré) j'ai voulu récupérer ma voiture où je l'avais garée, il m'a fallu longtemps pour admettre qu'elle n'y était plus.
Se garer devant un commissariat sur une place "réservée police" et ne rien voir, faut dire, je devais planer un tantinet tout occupé que j'étais à penser aux cadeaux que je souhaitais faire à la Dame.
Des boules de Geisha d'une part (oui, notre sexualité est proliférante) et surtout "L'Usage du Monde" de Nicolas Bouvier, l'un des plus beaux livres de tous les temps et que je me devais d'offrir à une grande voyageuse à l'âme aussi grande que le monde et au coeur qui fait voyager le mien quand je l'aime.
Donc, détour imprévu vers la fourrière (la trouver est un jeu de piste qui peut occuper un paquet de temps), délestage de 139 € et humeur légèrement dépitée, quoique cela n'ait pas duré trop longtemps. Incroyable comme ce qui il y a peu m'aurait affecté longuement, ruisselle maintenant sur moi sans laisser de traces.
La Dame m'appelle, soucieuse de mon retard. Je lui explique. "Oh mon ange, je suis désolée" dit-elle. "Dépèche toi d'arriver je te ferai une bonne pipe, ça te consolera". Il y a comme ça des arguments tellement royaux que l'on se demande pourquoi on n'y a pas droit plus souvent...
Elle m'attendait donc, nue sous sa robe. Plaisir de la soulever et de la prendre debout à peine déshabillé derrière elle, jusqu'à l'explosion synchrone qui a envoyé fourrière et contredance dans les limbes des mauvais rêves oubliés. Prélude à un week-end en apesanteur avant une reprise de travail ce matin dans un ralenti où je ne risquerai pas l'excès de vitesse...
11:43 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.09.2007
son pied
Il aimait ce pied comme on aime un trésor.
Parce que ce pied, tout comme sa propriétaire avait remis de la couleur dans sa vie.
Les plus grandes choses tiennent souvent à des détails. Et ce bleu sur les ongles en était un qui disait l’essentiel.
Que chacun de nos gestes et chacun de nos actes étaient une intention. Et lui aimait l’intention qui consistait à mettre du bleu sur ses ongles et une fleur sur ses sandales. Parce que derrière il y savait la volonté de faire de chaque seconde une belle chose.
Il aimait ce pied si menu dans ses mains. Le caresser, le prendre dans sa bouche, le lécher.
Il était une partie d’un corps qu’il chérissait plus que tout. Parce qu’il savait qu’en faisant glisser sa main, il rencontrerait le genou, la douceur tendre de l’intérieur des cuisses, puis la moiteur enivrante de son sexe.
Il savait qu’en la retournant il y aurait ses fesses contre lesquelles il aimait tant plaquer son sexe en caressant la courbe de son ventre avant de prendre ses seins lourds à pleine main.
Et surtout, derrière ses seins qu’il aimait tant inonder de son désir, il y avait son cœur.
Un cœur immense à la générosité sans fond qui dilatait son âme tout autant que son corps ne dilatait son sexe de désir.
Un cœur cathédrale battant avec le sien. Pour le plus longtemps possible espérait-il.
Ce pied aux ongles bleus était un sas vers un mystère sans nom comme une grâce reçue. Une porte cochère vers les nuits de l’amour et la transfiguration des jours qui s’enchainent reliés de cet amour là.
Il aimait ce pied, au même titre que chaque détail de son corps et de son âme, comme un rébus à déchiffrer pour entrer dans un autre monde.
Un monde où l’amour métamorphose les âmes pour les rendre à leur vérité profonde.
21:55 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.09.2007
les bougies dans le couloir
Il ne ressentait plus ces derniers temps le besoin d'écrire des textes érotiques.
Sans doute parce que sa vie sensuelle était si dense, si pleine, si exubérante et aimante qu'elle désamorçait la pulsion d'écriture.
Mais hier, oui hier...
C'était la première fois qu'elle restait seule chez lui pour cause de travail de sa part un dimanche après midi.
Elle lui avait d'abord laissé un message sur son portable. Qu'elle s'était couchée après avoir fait plein de choses, qu'elle pensait se caresser en l'attendant. Elle lui disait qu'elle prenait son sexe dans sa bouche, le frottait sur ses seins et contre sa rivière tout en bas de son ventre. Et tant de choses encore qui, lorsqu'il les a entendues, ont provoqué une érection éminemment visibles dans le jean...
Il se doutait que quelque chose l'attendrait en rentrant. Il se doutait oui, mais comme ça...
Lorsqu'il a introduit la clé dans la serrure de l'appartement, après avoir sonné, par acquis de conscience, toutes les lumières étaient éteintes. Il y avait juste, comme un dédale éclairé ou un jeu de piste, une rangée de bougies plates et allumées posées à même le sol du couloir et le menant jusqu'à la chambre.
Il se douta de ce qu'il y trouverait.
Il a poussé la porte. La chambre était transformée en palais des 1001 nuits, des bougies y brillaient partout et surtout, dans le lit, il y avait elle.
Nue et l'attendant.
Il s'est approché avec la détermination de l'évidence.
Il l'a embrassée, s'est déshabillé tout en laissant courir ses mains sur ses seins, son ventre et son sexe.
Elle lui a murmuré les mots de l'amour le plus physique. Des mots que l'on ne peut dire qu'en ces moments-là. "Je veux que tu me prennes, que tu me baises, je veux ta queue dans ma chatte..."
Une fois nue, il l'a prise. Tout de suite. Elle l'attendait depuis si longtemps. Puis, il a sorti d'une malle une paire de menottes. L'a attachée. Dès lors, les choses ont suivi un autre cours. Plus âpre, plus cru, mais aussi plus intense.
Dans sa bouche, il a mis son sexe. Et puis l'a enlevé, est allé labourer son sexe de coups de reins rageurs. Il l'a léchée, pénétrée de ses doigts, laissé couler la rivière à en inonder les draps jusqu'à ce qu'elle jouisse comme ivre, ses gémissements pour un temps couvrant le tumulte du dehors.
Alors, il l'a pénétrée de nouveau, a laissé courir ses reins, rythmant la course du claquement sec et rapide de son ventre contre le sien.
Puis, juste avant de jouir, il s'est extrait. A pris son sexe dans sa main, s'est approché de son visage et l'a inondée d'un flot ample et bruyant qui l'a laissé presque sans connaissance comme absent de lui-même juste après qu'elle ait reçu le tout comme une offrande de son amour pour elle.
Mais peut-être était-ce une des fonctions du sexe. Contribuer à s'absenter de soi-même tout en étant présent à l'autre.
Ses esprits revenus, il a pris un mouchoir, lui a tendrement essuyé le visage et libéré ses mains.
Ils se sont remerciés, échangé des mots d'amour éperdus.
Dans le silence de la chambre éclairée des bougies, avec le couloir balisé derrière la porte, comme une piste vers l'inconnu.
22:30 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : érotisme
25.08.2007
ce matin
Ce matin au réveil, pour la première fois depuis que je suis avec la Dame (près d'un mois bientôt !), je me suis carressé.
Ce n'était pas lié à un manque comme je l'ai si souvent vécu, mais c'était un geste tendre et plein.
J'ai pensé à elle du début à la fin, à nos ébats si intenses, si déraisonables que je ne m'y reconnais même pas (le fameux "temps de latence" masculin n'étant même plus de mise).
Plus tard dans la salle de bain, je me suis coupé les cheveux, j'ai sous la douche passé la peau au gant de crin, mis de la crème sur mon visage.
M'occuper de moi. Me réaproprier un peu, m'aimer, pour mieux pouvoir aimer l'autre ensuite.
Parce que je le vaux bien non ?
J'ai joui intensémment et la Dame a du sentir sur son visage, elle qui est si loin aujourd'hui, un peu de ma rosée.
Au tout début de mon premier blog, j'essayais d'écrire des trucs intéressants, de varier les approches.
Aujourd'hui j'écris à des amis. J'envoie de mes nouvelles de par le monde. En me disant que toutes ces notes mises bout à bout finissent par faire un itinéraire, un chemin de vie dans lequel certains, et certaines, peuvent éventuellement se retrouver et nourrir quelque chose d'eux-mêmes.
Je n'en demande guère plus.
Voilà. J'écris à des ami(e)s. Je témoigne. Je m'offre.
Moins par impudeur que par sincérité et volonté de partager.
Ce matin, je me suis caressé, et mon corps était plein d'amour et de désir pour la Dame. Et je me suis rendu compte, dans la mesure où c'était la première fois depuis que nous sommes ensemble, que j'ai besoin de ces moments là pour mieux appréhender et vivre la sensualité qui me rattache à elle.
20:49 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.07.2007
sur les genoux
Exposition "Vivants" (Paris)
Il y a un conte danois dans lequel, un jeune garçon pauvre et errant se retrouve sur une plage avec une princesse qui doit être livrée à un effroyable troll des mers.
Le chevalier devant la défendre ayant fui, elle demande au jeune garçon de l'aider. Il dit d'accord à une condition : qu'elle lui carresse la tête. Elle est d'accord. Alors il pose sa tête sur ses genoux, elle assise face à la mer. Elle lui carresse ses longs et beaux cheveux après lui avoir enlevé le bonnet qui les cachait, puis, elle prend une alliance de ses doigts et lui attache dans ses cheveux...
La soirée avait été douce et bonne. Leurs âmes étaient en paix et eux marchaient sur leur chemin.
Elle était assise sur le canapé, ils écoutaient un disque de musique indienne, un chant ancien. Elle lui a proposé :
- Tu peux mettre ta tête sur mes genoux, tu seras mieux.
Elle s'est un peu poussé et lui s'est allongé, la tête sur ses genoux. Elle était vétue d'une robe d'été s'arrêtant au dessus des genoux. De là d'où il était, il pouvait sentir l'odeur de sa peau. Elle était douce et délicate, légèrement sucrée. Elle a posé les mains sur sa tête, tout doucement lui carressant les cheveux. C'était alors comme si son coeur se dilatait...
Deux êtres incarnés dans la douceur du monde.
Au bout de quelques minutes, elle lui a dit qu'elle n'était pas bien installée, et elle a croisé ses jambes en tailleur avant de lui reposer la tête. L'odeur a alors changé, pas seulement une odeur de peau, autre chose de plus lourd, de plus sensuel. Sous le poids de sa tête et l'écartement des jambes, peu à peu, la robe a glissé, remontant vers le haut des cuisses. Ni lui, ni elle, n'ont rien fait pour l'empêcher et sa tête s'est retrouvée sur ses cuisses nues.
Est-ce par d'imperceptibles contractions de ses doigts dans ses cheveux qu'il s'est senti autorisé à le faire ? Il a commencé à frotter sa tête sur ses cuisses, comme un chat le ferait sans doute. La peau était douce et puis il y avait cette odeur musquée qui l'énivrait.
Du visage, il est passé aux lêvres, déposant sur l'intérieur de ses cuisses de petits baisers furtifs, puis de petits coups de langue, lapant le goût de sa peau à petites léchées avides.
Il a senti alors, à un mouvement du bassin vers l'avant, à ses doigts fourrageant dans ses cheveux qu'elle s'abandonnait. Il a tourné la tête. Vers la culotte blanche et son mystère caché. Son origine du monde à lui. Il en a approché sa bouche sentant l'odeur iodée et l'humidité l'ayant déjà traversée.
Il y a fait courir sa bouche et sa langue. S'arrêtant parfois sur les lêvres, parfois sur le clitoris dont il pouvait sentir à travers le tissus la raideur sous sa langue.
Alors elle s'est allongée en un gémissement d'abandon définitif. De ses doigts, il a écarté le tissus, laissant apparaître cette aube aux rouges et roses violets, cette chair si douce innondant sa main et son visage pendant que compulsivement elle passait les mains sur son sexe dur à travers le tissus de son jean et commençait à dégraffer sa ceinture...
Cette nuit là, elle ne lui noua pas d'alliance en ses cheveux. Mais ils repoussèrent de leurs assauts tous les trolls de la terre, des mers et de l'au-delà.
11:15 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : érotisme










