« lun 18 fév - dim 24 fév | Page d'accueil
| lun 03 mar - dim 09 mar »
29.02.2008
29 février
14:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 29 février
28.02.2008
un micro monde en paix
Yellow road - dean chamberlain
pour en savoir plus aller ici
Hier soir chez la Dame, avec ma fille et un moine bouddhiste (européen) qu'elle accueillait.
Un géant de plus de deux mètres, parlant 5 langues et allant de par le monde pour enseigner la Voie.
Il a à peine 40 ans et a déjà fait 7 ans de retraite. Fractionnés certes, mais quand même.
Un grand maître tibétain y a passé 30 ans.
Inutile de dire qu'après cela on voit le monde autrement.
Pour une fois, apaisé par sa présence, je ne ressentais ni le besoin de parler, ni de boire, ni de faire le con. Juste accueillir sa présence forte et apaisante.
Ma fille était assise près de lui, impressionnée et attentive.
Il lui a parlé de choses, comment le savait-il d'ailleurs ? importantes pour elle et qui semblaient la toucher.
La paix en ce monde, dépend aussi -pour ne pas dire essentiellement- de la paix que nous sommes capables de faire vivre en nous-mêmes.
Et hier soir, mon petit monde -planètes et galaxies associées- était en paix.
16:40 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bouddhisme, dean chamberlain, paix
27.02.2008
la 300 ème
Ceci est la 300 ème note de ce blog, quoique il me semble qu'à partir d'un moment cette plate forme efface les plus anciennes notes pour y ajouter les nouvelles.
Ce qui en soit ne me choquerait pas si tant est que j'eusse été prévenu à l'avance (oui, pour la 300ème je me mets au subjonctif).
Anniversaire oblige je ne parlerai pas de mes fins de mois difficiles ni de mes relations de plus en plus tendues avec mon banquier.
Si à ces 300 notes j'ajoute presque le même nombre de notes de l'époque héroïque de 20 six, cela fait un peu poule pondeuse...
Près de 600 notes comme autant de petits cailloux pour retrouver mon chemin.
Je ne sais vers où va ce blog, d'autant que j'ai moins peur de me perdre qu'avant.
J'entre dans une nouvelle ère mais n'en connais pas encore les incidences sur mon écriture et surtout mes envies.
J'avoue parfois me lasser un peu.
Je mets en photo un détail d'un manteau de la Dame en me disant que c'est la meilleure manière de fêter l'anniversaire de ce blog.
Merci d'être là.
11:12 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.02.2008
les métamorphoses
"Retenir le flux de l'existence, c'est oublier que la vie est l'art de la métamorphose"
Christiane Singer
"Où cours-tu ? Ne vois-tu pas que le ciel est en toi ?"
Rien n'arrête jamais. Tout change, rien ne se fixe.
Je pensai connaître quelque apaisement après ces derniers jours mais mon frère fait une dépression très grave.
Un chagrin d'amour qui l'a abattu comme jamais je pensais que ce ne fut possible. Une réaction spectaculaire.
Il pleure toute la journée, ne parvient plus à parler. Mutique en sa douleur.
Comme toujours dans ce cas, et heureusement, un "cordon sanitaire" se met en place : amis, famille... jusqu'à son ex, catastrophée qui m'appelle pour me demander ce qu'elle peut faire. Rien surtout lui ai-je dis. Chaque intention de ta part, chaque mot de toi réactive un manque qui le dépasse.
Ma mère elle-même est déconcertée "je n'aurais jamais cru que ça lui arriverait un jour". Du coup, elle parle un peu plus d'elle que d'habitude. De ses dépressions à elle. Celle quand son défunt mari dans les années 60 lui avait proposé d'avoir deux femmes. Comment elle avait dit non, comment elle était partie. Comment il était revenu.
"Tu vois, avec elle, il avait une complicité intellectuelle, mais cette fille elle savait pas tenir une baraque ! Tu penses, il s'en est rendu compte ! Mais pour nous tu vois y avait l'amour, je me rappelle la boulangère du coin de la rue, tu t'en rappelle ? elle nous disait quand elle nous voyait passer "regarde moi ça on dirait de jeunes mariés !" Et nous ça faisait 7 ans qu'on était ensemble ! Dans un couple ce qui est important, c'est de savoir passer l'éponge"
Là je n'ai pu m'empêcher de lui dire que j'étais d'accord à condition que ce ne soit pas le (ou la) même qui "passe l'éponge".
Elle m'ai dit "oui ça c'est vrai !".
Puis elle m'a parlé de sa dépression suivante après son cancer de l'utérus, une fois qu'll eut été guéri. "Le médecin il m'a dit que c'était très fréquent, les dépressions une fois que les gens sont guéris".
Plus tard, j'ai discuté avec ma fille qui avait tout entendu. Je lui ai parlé de la période qui a suivi le divorce avec sa mère. De ma dépression à moi. De comment je m'en étais sorti.
Elle m'a alors avoué que lorsqu'elle était en 3ème, elle était tellement angoissée, qu'elle vomissait dans la rue en allant au collège.
La famille est décidément le lieu de la plus grande intimité et des plus grandes ignorances. Je ne m'étais rendu compte de rien... (il faut dire aussi que sa mère qui vit avec elle et qui avait remarqué ne m'a pas appelé pour autant...)
Tout change. Nous passons d'une peau à une autre, d'une détresse à l'autre, d'un bonheur à l'autre...
Nous avançons comme nous pouvons. Nous sommes capables de choses immenses alors que parfois une toute petite chose peut nous détruire.
Nous essayons d'être vigilants à ceux que l'on aime et malgré tout il nous arrive de ne rien voir.
Pour ma part, après 48 ans de vie sur cette terre, je me suis réveillé ce matin en me disant que plus le temps allait et plus j'étais content d'être en vie.
La vie est l'art des métamorphoses...
11:35 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








