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15.04.2008

après les infos télévisées

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Il y a par jour des centaines de raisons de désespérer du monde.

Rien que pour aujourd'hui, je pourrais citer :

- Les manifs de la faim en Haïti (pas pour les manifs mais pour leurs raisons),

- la réforme de l'assurance chômage (en quelques mots, au bout de six mois de chômage, à partir du deuxième refus, risque de radiation si il est considéré que les offres proposées étaient "fiables" (ce pour quoi deux critères sont définis : le temps de transport et le salaire. Vous remarquerez que l'adaptation des offres d'emploi aux compétences de la personne n'est pas prise en compte. Ce qui revient à cette histoire anglaise, authentique, d'un vétérinaire qui s'est ainsi retrouvé.... à abattre des bêtes dans les abattoirs puisqu'après tout les animaux ça le connaissait...)

-La véritable nasse administrative mise en place par la préfecture de Nanterre pour expulser les sans papiers. Le principe est simple : un immigré en situation irrégulière sollicite la préfecture pour demander sa régularisation et ce comme les circulaires l'y incitent. Pas de problème répond la préfecture. Venez vous voir pour en discuter. Une fois la personne arrivée un véritable dispositif est mis en place : pièce close et à l'écart, personnel de sécurité, arrestation de la personne jusqu'à son expulsion du territoire. Ça ne vous rappelle rien ?

- Les suppressions de postes dans le secteur public et plus précisément dans l'éducation nationale. Ce qui nous vaut ce soir sur France 2 un reportage sur... les enfants surdoués (ben, voyons !)

Je pourrais comme ça en faire un volume de la Pléïade.

Alors je me pose la question : dois-je capituler pour toutes ces raisons de mon envie de bonheur ? Ce monde va à vaux l'eau et j'ai même des enfants. Mais en quoi cela devrait-il mettre à bas ma capacité d'émerveillement sur toutes les autres raisons de déplorer l'état du monde ?

En quoi cela changerait-il quelque chose ?

Le bonheur n'est pas forcément égoïste et les raisons de se réjouir toutes aussi nombreuses que celles de pleurer à chaudes larmes sur la souffrance de l'humanité.

L'inconstance serait l'aveuglement, le repli en sa sphère , l'indifférence. Seule la conscience des deux -prise en compte du délétère du monde et promptitude à l'émerveillement- concomitament, importe.

Ce monde est un des plus violents qui n'ait jamais existé.

Pourtant, à midi, tombé sur cette expression lue et entendue cent mille fois : "la joie de vivre".

Oui, la joie simple et non calculée d'être tout simplement en vie.

Malgré les Sarkozy, les fonds de pension américains, les ultra-libéraux de tout poils, les racistes (en particulier ceux qui n'osent pas le revendiquer), les rabougris, les gestionnaires intégristes (un jour j'écrirai un texte là dessus...), tous ceux qui font passer l'homme après la machine sous les prétextes et les justifications les plus lumineuses qui soient...

Oui, simplement la joie d'être en vie...

 

Commentaires

Très sympa le nouveau visuel de votre blog.

Oui faut pas perdre l'Espoir et la joie de vivre : c'est comme un morceau de liberté intérieure qui s'anéantirait si on les laissait se perdre dans tout ceci.

Oui être conscient de tous les dégats du monde mais "contre balancer" par justement ce qui peut en faire le moins (de dégats) un jour (on peut rêver) et re - équilibrera les choses. Moi j'y crois.

Voilà!

Ecrit par : flo | 16.04.2008

je comprends d'autant mieux votre/ta question que je me pose la même mais que cela ne m'empêche pas d'être heureuse, résolument heureuse, outrageusement heureuse..."beaucoup heureuse" pour pouvoir partager dans un sourire, un clin d'oeil, une poignée de main, un baiser .

Ecrit par : Bérangère | 18.04.2008

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