22.05.2009
pour finir ?
Photo : Edouard Boubat
Flo a raison, il faut savoir finir un livre.
J'ai gardé ce blog pour y écrire les choses que je ne pouvais écrire dans mon blog "public", mais il n'y a plus rien de mes émotions qui souhaite être dit dans le secret du net.
Étrangement, ce blog inactif depuis près de quatre mois, enregistre presque autant de connections que l'autre qui est pourtant mis à jour régulièrement.
Sauf imprévu, il est peu probable que des mots nouveaux atterrissent sur ce blog. Un jour sans doute quelques uns de ces textes connaitront une nouvelle vie en étant édités.
En attendant donc, je clos ce blog (avec un salut particulier à ardente patience disparue de la blogosphère. Vous me manquez savez-vous ?) avec cette photo d' Edouard Boubat découverte récemment lors d'une promenade à Paris.
La photo d'un émerveillement d'enfance, silencieux et souriant. Presque une profession de foi pour ce qui me concerne...
Je vous embrasse toutes et tous, et puis vous savez où me trouver...
07:45 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.01.2009
la trouille
La Dame et moi avons décidé de tenter la vie commune.
J'ai tellement peur, compte-tenu de mes échecs antérieurs, que je n'ai pu me le justifier qu'en proposant mon appartement actuel à ma fille, en me disant que, outre de lui rendre service, si l'expérience échouait je ne me retrouverais pas à la rue comme la dernière fois.
Peur de ne plus avoir assez de disponibilité pour mes muses (c'est tellement fragiles ces choses là...), peur de ne plus pouvoir me lâcher devant la télé quand le mental explose, peur pour être franc de ne plus pouvoir boire comme parfois l'envie m'en prend le soir, peur du train train quotidien, peur du manque de place, peur de l'exiguité des lieux, peur d'aller vivre à nouveau "chez une autre", (elle est propriétaire de sa petite maison et moi locataire d'un HLM), peur, peur, peur...
Le tout dépend en partie des résultats au BAC de ma fille et de son amoureux (si ils l'obtenaient tous les deux, elle et son amoureux, ils pourraient ainsi expérimenter une première fois la vie à deux).
En cas d'échec de leur part ils resteraient vivre chez mon ex femme (la mère de ma fille) et la Dame et moi tenterions une expérience que nous avons fixée à six mois avant que je ne rende mon appartement si le résultat est concluant.
Tout cela est raisonnable, pensé, structuré. La relation est complètement différente de mes autres expériences, mais j'ai peur. Sous tous les prétextes.
Elle me propose pourtant de me mettre une pièce à disposition et nous nous sommes promis qu'en cas d'échec nous ferions tout pour préserver notre relation.
Peur du trop plein, peur de la dépersonnalisation, peur de l'échec surtout.
Et puis cette réflexion dont j'ai pris conscience aujourd'hui : lorsque je suis prêt d'elle, je suis tellement happé par sa présence, tellement centré sur elle, que j'en perds mon intériorité, une partie de mon centre. J'avais aussi ce problème-là avec ELLE. D'où mon besoin de rentrer chez moi pour me "retrouver" et me "recentrer". Comme si je me perdais en présence de l'autre, de la magnificence de l'Autre...
Il faudrait que j'arrive à être en présence de la femme de mon coeur sans me perdre en sa présence (Je ne sais si je suis clair et exact, mais c'est quelque chose comme ça). Un travail de recentrage à faire.
Autrement mes enfants sont contents du projet, ma mère comme d'habitude un peu à côté ("oui, mais moi je l'aimais bien ton appartement, comment je vais faire maintenant pour aller te voir ?...)".
Nous nous sommes fixés l'été pour mettre en oeuvre (résultat du BAC oblige). On verra bien.
Pourrai-je encore taper des notes comme ça à 22 h 30 ?
Comme je disais, il y a maintenant plus d'un an. Il ne s'agit pas seulement de connaître le bonheur. Encore faut-il pouvoir être à sa hauteur...
Et puis pour finir un mystère. Je n'écris presque plus sur ce blog et il continue à avoir trois fois plus de lecteurs que l'autre sur lequel j'écris plusieurs fois par semaine. Allez comprendre...
Et puis un constat : je crois que j'atteinds le point de non retour de l'ennui à mon travail. Va falloir que ça bouge.
Dans tous les sens du terme.
22:29 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
23.12.2008
un proverbe
21:16 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.11.2008
perdu
Il y a deux jours, sous prétexte de faire visiter un quartier au charme particulier à un ami, je me suis retrouvé -en ayant pourtant voulu l'éviter- à passer devant la maison de ELLE (Désolé, cette phrase ne pourra être comprise que par les "anciens" de ce blog).
J'y ai vu les jolis rideaux et sa voiture. Bien évidemment quelques heures plus tard, rentrant par un chemin que je connais pourtant par coeur, je me suis perdu, me retrouvant à faire un détour de près de 50 kilomètres...
Ma mère est à l'hôpital, rien de grave mais du souci quand même, qui m'a contraint à faire 600 bornes en 24 heures, sous un ciel d'apocalypse grise et un paysage innondé de crues comme on en voit rarement.
Lorsque l'ambulance est venue la chercher elle a eu du mal à réprimer un sanglot. Il faut dire que normalement elle devait venir passer quelques jours chez moi.
Cette nuit, j'ai rêvé -pour des raison alors-là absolument obscures- que mon frère était mort, suite à une allergie à une eau qu'il avait bue...
Ma fille a une bronchite asthmatique et elle a perdu deux jours de soins, parce que son médecin traitant était en vacances, et que les cabinets médicaux alentours refusaient de la prendre sous prétexte qu'ils n'étaient pas son médecin traitant. Sûr que je vais aller y foutre un bordel dont ils vont se rappeler...
Le cadeau de ma mère pour mon anniversaire est trop petit pour le canapé destinataire.
Et la Dame en ce moment a des maux dont elle ignore la cause mais qui éteignent un peu de sa lumière.
Inutile donc de dire qu'il rêgne en ce moment, une ambiance raccord avec un ciel à la lumière sale et au soleil chaffouin.
Le moment de serrer les fesses en attendant des jours meilleurs...
23:29 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.10.2008
ménage d'automne
Aujourd'hui c'est mon anniversaire.
Et comme j'ai un peu de temps ce matin, j'ai remis tous les liens de ce blog à jour.
Y avait du boulot...
Je crois que j'ai commencé à bloger en juin 2005, au début c'était sur 20six. N'y restent que quelques irréductibles.
Parfois je repense à certains avec qui pour un temps j'échangeais beacoup ; et puis, sans que je ne sache pas trop ni comment ni pourquoi, ils disparaissent.
J'en ai même oublié parfois leurs noms exacts.
Le net est inconstant.
Heureusement, restent des fidélités rares qui me ravissent. Elles ne seront pas là ce soir à mon anniversaire, mais je penserai à elles.
08:10 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25.10.2008
des nuits tranquilles
(une affiche dans un centre commercial)
"Au fil du temps, il avait appris que se faire jouir était parfois une thérapie.
Lorsqu'il y avait dans sa vie plus de stress que de plaisir, quand son agenda débordait de contraintes en tout genre et son planning d'autant de contrariétés, quand l'angoisse pointait un peu trop le bout de son nez, quand les rencontres avec sa compagne se faisaient trop espacées, quand il lui semblait se perdre en des méandres inutiles, alors il se faisait jouir.
Comme une manière de réparer la chimie désorganisée de son cerveau.
L'orgasme comme contre feu à l'angoisse.
Non pas, qu'il se sentait débordé d'hormones et de désir. Non pas qu'il y prenait un plaisir inifini (cela c'était lorsqu'il faisait l'amour avec la femme avec laquelle il partageait sa vie), c'était en général de petits orgasmes pour ainsi dire comme fonctionnels.
Juste tentait-il de prendre le soin lorsqu'il le pouvait de prendre un peu son temps.
Pour que le cerveau s'imbibe un peu de ces hormones jouisseuses plutôt que de ces poisons qui lui pourrissaient la vie.
Bien sûr, il pensait en ces circonstances essentiellement au souvenir de ses ébats passés, se découvrant au passage un goût de plus en plus marqué pour les scénarios avec contraintes, dans un sens ou dans l'autre.
Parfois, il errait sur la toile, prenant le temps de regarder quelques films aux ardeurs souvent sur-jouées et fatiguées mais ne manquant pas de l'exciter vivement, malgré son fréquent désaccord moral et esthétique devant ce qu'il voyait.
Depuis l'adolescence et ses premières carresses, le sperme ruisselant sur la peau et sur quelque partie du corps féminin (mais surtout le visage) lui avait toujours fait perdre la raison.
Il laissait monter la pression. Oubliant les soucis, le stress et la dictature des choses à faire.
Jusqu'à ce qu'il jouisse alors et que l'esprit décontracté et le corps languide il efface les traces liquides de ses débordements.
Amoureux comme il l'était de sa compagne, pour un temps il s'était questionné un peu culpabilisé, ce qu'il se donnait ne lui étant pas donné à elle.
Pour finalement tranquillement accepter le fait qu'il fonctionnait comme ça, qu'il allait bien mieux après qu'avant, et que le sexe le ressourçait en le ramenant à un lui-même tranquille qui lui plaisait.
Sans compter qu'ainsi, il explorait et découvrait de nouveaux fantasmes qu'il ne manquait de partager à deux par la suite.
Jouir était son anxyolitique, une machinerie hormonale et sensuelle qui le rassurait.
Et les nuits ensuite, tranquilles et rassasiées."
10:05 Publié dans les érotiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.10.2008
L'AUTRE

Pas une seule note depuis 15 jours.
C'est un fait, l'essentiel se passe sur l'autre blog.
Celui-ci restera mon exhutoire, l'espace de mon intime. L'autre vit sa vie et pas trop mal ma foi.
J'ai donc ajouté le lien de mon autre blog dans la colonne de gauche.
Je vous remercie d'être discret. Autant les allers de ce blog à l'autre ne me gènent pas, autant le contraire me poserait problème.
Vous pourrez donc dorénavant aller de l'un vers l'autre comme il vous plaira.
Mais je vous en prie, soyez attentifs...
21:28 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.10.2008
les frusques à terre
Jusque-là dans sa vie, il avait revendiqué.
Revendiqué d'être aimé, revendiqué d'être regardé, revendiqué d'avoir un travail qui le satisfasse en tous points, revendiqué d'être reconnu dans ses compétences, revendiqué d'être perçu comme quelqu'un de brillant, voir de séduisant...
Il lui fallait un travail intéressant pour que lui soit intéressant.
Il lui fallait un excès d'émotion et un romantisme du manque pour que sa vie soit intéressante.
Il lui fallait créer de belles choses pour se sentir singulier.
Il lui fallait s'intéresser à tout, comme une utopie encyclopédiste, pour se sentir rempli.
Il lui fallait désirer pour se sentir exister.
Qu'une seule de ces choses manque, et c'était la crise, l'insatisfaction, la colère, le ressentiment, la remise en cause.
Une sorte d'insatisfaction chronique qui avait peu à peu rongé les murs et épuisé au moins deux femmes, mais qui avait aussi été une motivation surpuissante à chercher, réinventer et se placer dans une sorte de véhémence permanente.
Et puis, parfois doucement, parfois soudainement, des choses avaient glissé.
Quelque chose ressemblant à une forme de paix intérieure était venue de manière inattendue se placer dans le paysage.
Grâce à des lectures (Etty, Christiane Singer....), grâce à certaines pratiques (zazen, taï chi...), grâce à certaines démarches (analyse, écriture, travail artistique...)
Confusément apparaissait le fait que ce qui importait finalement n'était pas tant la nature des événements mais la perception qu'on en avait.
L'idée que la paix intérieure n'était pas une petite mort, que le travail n'était pas qu'une recherche d'identité et de reconnaissance sociale, que la plénitude n'était pas la même chose que l'intensité.
Une sorte de douceur tranquille qui pointait le bout de son nez sans oser aller plus loin.
Et puis, il y eut cette rencontre.
Un coup de foudre qui s'accompagna d'un déchirement de voile que certains n'hésiteraient pas à qualifier de révélation.
Quelque chose de l'ordre de l'évidence, de l'allant de soi.
Quelque chose qui éteignit toute la colère en lui, comme un coup de vent sur une bougie.
Quelque chose qui le vit s'accepter et s'aimer tel qu'en lui-même ni en mieux, ni en pire.
Quelque chose qui pour le coup lui fit perdre ce besoin de revendiquer, à son sujet s'entend, la revendication sociale étant encore autre chose.
Un horizon qui d'un seul coup d'un seul, d'un coup s'élargissait.
Il découvrit que l'on pouvait servir un autre sans que cela ne soit pour autant de la servilité ou du sacrifice.
Que l'on pouvait espérer et tout faire pour le bonheur de l'autre sans que cela ne soit pour autant une négation de soi-même.
Que l'on pouvait arrêter, sans doute pas du jour au lendemain mais somme toute en peu de temps, la course aux honneurs, à la représentativité sociale au profit d'une vie construite sur d'autres valeurs.
L'amour donné, le respect octroyé, la beauté des instants qui passent, la confiance transmise, le service rendu.
Peu à peu même, il se rendit compte qu'il achetait moins, qu'il travaillait mieux et qu'il aimait différemment avec infiniment plus de bienveillance.
Pour être tout-à-fait exact, il fallut du temps pour accepter cette métamorphose, comme un disque dur dont on changerait le programme. Il y eut des luttes, des incompréhensions, des clarifications à faire comme par exemple se dire que de ne plus vouloir prouver à tout prix, n'était pas de l'indifférence aux choses.
Pour l'heure, il lui semblait arriver à la fin de sa mue, au crépuscule de son ancien lui-même et à l'aube d'un nouveau à construire.
Les vieilles frusques étaient à terre, restaient à en coudre d'autres, de préférence couleur de terre et d'arc en ciel.
18:57 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.10.2008
la totalité du profil
Dans une note précédente, je disais que j'avais postulé à un nouveau boulot.
Bon, ça ne marche pas.
En même temps je savais que je n'avais pas la "totalité du profil" comme on dit pour faire pro.
Ce fut un entretien très calme et constructif, et le merveilleux de l'histoire est que non seulement je me sens validé dans mon poste actuel, mais qu'en plus, je n'en ressens aucune rancune ni déception.
Sans doute parce qu'il n'y avait pas là dedans de ma part d'enjeu identitaire et que cette décision remet les pendules à l'heure.
J'avais besoin d'un signe de la vie pour me donner une orientation et c'était là l'occasion.
Je serai donc encore "directeur culturel" pour un bon moment, avec de la disponibilité de cerveau pour écrire dans mes différents blogs, jouer et composer de la musique, conter, être un bon père et bien évidemment chérir et aimer la Dame.
Somme toute pas un mauvais programme.
Avec tout ça, je n'ai toujours pas répondu à Flo et à Ardente Patience comme je leur avais promis, il y a de cela trop longtemps. Mais je pense à elles tous les jours et espère bien dans les jours qui viennent retrouver une disponibilité d'esprit favorable à des mots justes.
Incroyable comme l'attente de certaines décisions, importantes pour votre vie, vous bouffe la vie sans que vous ne vous en rendiez explicitement compte. Dans l'attente de la décision finale, il y avait quand même l'idée que ce qui était en jeu était les prochaines années de ma vie. C'est important les prochaines années de sa vie.
Je sais maintenant à quoi m'en tenir et me sent pour le coup régénéré quant aux choix qui sont les miens.
Aimer et créer.
Je le souhaite à tout le monde.
20:36 Publié dans au fil inconstant des jours | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note






